Volatilité des rankings Google en février 2026 : qui gagne, qui perd

Les SERP Google traversent une phase de turbulences intenses depuis début février. Analyse des sites touchés et des profils qui résistent.

Si vous avez regardé vos rankings cette semaine et que vous avez eu une montée de stress, vous n’êtes pas seul. Depuis début février 2026, Google Search traverse une phase de turbulences intenses. Et cette fois, ça ne ressemble pas à du bruit habituel.

Ce qui se passe dans les SERP

Les outils de suivi (Semrush Sensor, Advanced Web Ranking, les trackers habituels) montrent tous la même chose : des pics de volatilité répétés depuis le 2 février. Un premier épisode les 2-4 février. Un second le 10 février. Et ça continue encore mi-février avec des fluctuations soutenues.

Le truc inhabituel : Google n’a confirmé aucune core update classique sur Search. La seule mise à jour officielle est le Discover Core Update du 5 février. Pourtant, les mouvements touchent Search, News, Discover et Images simultanément. C’est du multi-plateforme. Ce n’est pas anodin.

Les sites qui trinquent

Le profil des perdants est assez net. Les sites affiliés avec des comparatifs superficiels prennent cher. Les blogs bourrés de contenu IA non retravaillé aussi. Les sites qui s’appuyaient sur des backlinks de domaines expirés voient leurs positions chuter. Et les sites de services locaux avec des données incohérentes (NAP, horaires, infos contradictoires) souffrent également.

Ce qui ressort de l’analyse communautaire : la qualité du contenu pèse plus que les backlinks dans ces ajustements. Les liens de qualité amplifient les résultats, mais c’est le contenu qui mène la danse.

Les sites qui résistent

En face, trois profils s’en sortent bien. Les sites avec une vraie profondeur thématique, ceux qui publient du contenu basé sur une expérience de première main, et les marques établies avec des signaux de confiance forts.

Certains sites ont vu leurs positions rebondir en 48 à 72 heures. D’autres subissent des baisses durables. La différence semble tenir à la solidité du profil global du site, pas juste à quelques pages individuelles.

Le phénomène “AI slop” dans le viseur

Un signal fort de cette période : même les sites qui maintiennent leur volume de trafic voient leur RPM (revenu par mille impressions) et la qualité de leur trafic baisser. Google semble recalibrer non seulement qui apparaît, mais aussi comment le trafic est distribué en termes de valeur.

La communauté SEO attribue une partie de ces mouvements à un durcissement sur le contenu IA généré en masse. Le terme “AI slop” revient partout dans les discussions. Google n’a jamais dit qu’il pénalisait le contenu IA en tant que tel. Mais il est clair que du contenu généré par IA sans valeur ajoutée, sans relecture humaine, sans expertise réelle, perd du terrain.

C’est la différence entre utiliser l’IA comme outil et utiliser l’IA comme stratégie de contenu à elle seule. Le premier cas peut fonctionner. Le second commence à coûter cher.

Que faire en période de volatilité

Ne touchez à rien pendant les turbulences. C’est la règle d’or. Les modifications paniques aggravent les choses dans 90% des cas.

Surveillez vos données sur 2-3 semaines minimum avant de tirer des conclusions. Les positions qui bougent pendant un recalibrage reviennent parfois d’elles-mêmes. Si au bout de trois semaines vos pages stratégiques ont chuté de manière stable, alors il est temps d’analyser.

Vérifiez la cohérence de vos données structurées, de vos informations NAP si vous êtes en local, et surtout la qualité réelle de votre contenu. Pas la qualité telle que vous la percevez, la qualité telle qu’un utilisateur qui cherche une réponse la juge.

Cette phase de turbulence ressemble à un recalibrage de fond. Google ajuste ses systèmes de qualité, probablement en lien avec l’expansion des AI Overviews et les retours utilisateurs. Pas une pénalité manuelle. Pas une core update nommée. Juste les algorithmes qui affinent leur compréhension de ce qui mérite d’être en haut des résultats.